Du stationnement ? Pour quand ?

Nous avons beaucoup de mal à obtenir du stationnement vélo à Brive, regardons ailleurs pour garder espoir. Ici l'exemple de Lille :

 

 

Des centaines de bicyclettes alignées en attente de leur propriétaire partis pour la journée.
> prendre le train, au travail ou ailleurs...
> Image banale en Belgique ou aux Pays-Bas. Mais en France, point - ou peu - de parkings cyclables géants. Alors Lille joue la carte de l'innovation.
> Un garage à vélos, rue de Tournai, juste à côté de la gare Lille Flandres.

600 places, dont 160 accessibles à tous aux horaires d'ouverture de la gare (de 4 h du matin à minuit) et 440 places dans un local fermé, accessible aux abonnés
> Transpole et SNCF. Car on joue ici la carte de l'intermodalité. Le vélo + train.
> Les premiers visés sont donc les usagers quotidiens de la SNCF ou de Transpole,
> qui seront détenteurs d'un badge (une caution de 5 E leur sera demandée pour en
> obtenir un) pour accéder librement au local. D'ailleurs le projet a été financé,
> sur un total de 900 000 E, pour moitié par la SNCF, l'autre part étant assurée
> par la communauté urbaine.
> « Nous avions beaucoup de demandes de cyclistes qui veulent laisser leur vélo à
> proximité des gares, explique Vinciane Faber, en charge du Plan vélo à la
> communauté urbaine de Lille. À Lille Flandres, les arceaux sont déjà utiles,
> mais pas si on part une journée ou un week-end. » La peur du vol, surtout. La «
> Vélostation » y remédie, en tout cas partiellement. Car s'il ne sera pas gardé,
> tout le local sera sous vidéosurveillance et le lieu « ne sera pas dangereux »,
> espère Vinciane Faber. En outre, le parking sera équipé d'une station de
> gonflage, et le local tout proche laissé libre par l'association Ch'ti vélo, au
> Tri Postal, sera lui investi par l'association Lille-Sud insertion qui proposera
> des réparations de vélos.
> Éric Quiquet, élu Vert à la communauté urbaine de Lille, mise beaucoup sur ce
> nouveau parking. « L'idée est de sortir le vélo de son rôle trop confidentiel,
> pour le banaliser en tant que transport à part entière. Le garage à vélos était
> le maillon qui manquait à Lille. On souhaite arriver rapidement à saturation :
> il faudra réfléchir à d'autres implantations, pour tripler les capacités de
> stationnement d'ici à 2015. »
> Des vélos dans le métro ?
>
> Une évolution qui devrait plaire à Michel Anceau, de l'ADAV (Association droit
> au vélo), qui voudrait « des parcs à vélo pour l'ensemble des gares de la
> région. » Et pourquoi pas pousser l'intermodalité ? En permettant l'accès au
> vélo dans un maximum de transports en commun, peut-être. Car si on peut mettre
> des vélos dans tous les TER de la région, les métros sont encore inaccessibles.
> « C'est une question de sécurité, explique Vinciane Faber.
> Mais le métro lillois devrait s'agrandir, et les rames passeront à 52 mètres
> d'ici à 2013 et dans ce cadre, on réfléchit à proposer des accès aux vélos. »
> Parce qu'il reste toujours des choses à faire. Mais le premier coup de pédale
> semble lancé.w
> À l'attention des cyclistes urbains : « Le voleur regarde l'antivol... avant le
> vélo »
>
> Quel cycliste n'a jamais été victime personnellement ou dans son entourage d'un
> vol de vélo ? Pas beaucoup. Le vol est un problème récurrent, le garage à vélos
> sera un début de solution pour certains. D'autres méthodes anti-voleurs
> existent. Il n'y a pas vraiment de chiffres. Parce qu'en général, quand on se
> fait voler son vélo, on ne porte pas plainte (et c'est un tort, d'ailleurs) et
> parce qu'il n'y a pas vraiment de fichier « vol de vélo ». Mais dans les villes,
> le vol est un vrai problème. « Il existe deux freins à l'usage du vélo en ville,
> détaille Michel Anceau, de l'Association droit au vélo (ADAV). Le premier est le
> sentiment d'insécurité, le deuxième étant la peur du vol. Mais des études ont
> montré que la majorité des vols se fait auprès de cyclistes inexpérimentés. »
> Parce qu'un cycliste averti vaut un voleur découragé, quelques conseils sont
> toujours bons à prendre. En voici quelques-uns délivrés par Michel Anceau : « Il
> faut d'abord acheter un bon antivol. » Les antivols les plus performants étant
> les fameux « U » (à partir de 40 E) et rien d'autre, selon les professionnels.
> Un site Internet s'est même spécialisé dans les tests de performance des
> antivols (http://fubicycode.org). « Ensuite, il faut bien attacher son antivol :
> au cadre et à la roue avant et dans l'idéal sur un arceau prévu à cet effet. Et
> on peut compléter le tout avec une "mâchoire" qui accroche la roue arrière ou
> avec un deuxième antivol. » « Plus une fatalité » Un dernier conseil : « Faire
> marquer son vélo, pour éviter la revente d'un vélo volé. » Un marquage à
> effectuer auprès de l'ADAV ou de Lille-Sud Insertion. Rien qu'en suivant ces
> précautions, « le vol de vélo n'est plus une fatalité », martèle Julien Maes. Il
> a ouvert en 2007 une boutique assez unique dans la métropole, Villavélo à Lille
> : vente de cycles plutôt haut de gamme, surtout des hollandais, électriques ou
> pliants et réparation de vélos toutes marques. Et comme la problématique du vol
> est abordée par plus de la moitié de ses clients qui hésitent à acheter un vélo
> à 400 ou 600 E , il a étudié le sujet. Pour lui, « les voleurs ne regardent pas
> le vélo, ils regardent l'antivol ». Il est catégorique : « Aucun de mes clients
> ne s'est fait voler un vélo dans la rue. Et j'ai 4 000 vélos qui circulent ! »
> Parce que ses clients, en mettant le prix dans le vélo, « ont bien sûr acheté
> aussi un « U » à 40 ou 50 E ». Malgré tout, on peut manquer de chance. Et donc
> certains ont misé sur la solution vélo pliant. C'est d'ailleurs un des succès du
> moment de Villavélo (mais il faut y mettre le prix : entre 400 et 1 000 E). À
> l'image de Florence, la trentaine, Lilloise : « Je me suis fait voler deux fois
> mon vélo. Alors j'ai acheté un vélo pliant et je ne m'en sépare jamais, je le
> monte chez moi, je le rentre dans les cafés... » Un vrai sac à main. Une
> solution. Mais solution plutôt coûteuse pour les aficionados du mode de
> déplacement économique qu'est le vélo.